maman et bébé au bord d'un lac
Communication,  Comportement de l'enfant,  Comportement du parent

Communication non verbale: son importance

L’influence de la communication non verbale

Étant des êtres doués de parole, nous misons beaucoup sur les mots lorsque nous souhaitons exprimer un message. Nous avons tendance à sous-estimer le pouvoir de notre communication non verbale. Or, nos mots ne couvrent qu’un faible pourcentage du message transmis: 20% contre 80% de notre langage corporel sont admis en général. Ici, je m’intéresse aux relations parents-enfants, lorsque nous voulons transmettre un message “éducatif” à l’enfant. Il va de soi que cela s’applique à toutes les autres relations sociales.

Le rôle des neurones miroirs et fuseaux

enfants en miroir
Neurones miroirs activés.

Notre cerveau possède des types de neurones particuliers, dont les neurones miroirs et fuseaux. Les derniers permettent de capter en quelques millièmes de seconde si la personne en face à semble sympathique, franche, menaçante, plus forte ou plus faible, etc. Ils sont la base de notre intelligence relationnelle et jouent un grand rôle dans notre survie pour détecter si nous sommes en face d’une menace ou non. Ils sont la partie neurologique de notre intuition.

Les neurones miroirs quant à eux s’activent en observant une personne effectuer un acte ou même seulement en imaginant l’action. Ils renforcent les réseaux neuronaux de notre cerveau moteur et ainsi servent à apprendre et se préparer à agir! On parle de neurones échos pour le même principe, mais basés sur l’audition.

Nous sommes donc très équipés pour détecter les menaces, et y répondre!

Des mots en accord avec notre posture

Tous les outils de communication et éducation positive sont super (voir les livres de Faber & Mazlish entre autres “Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent”, “Frères et sœurs sans rivalités”), mais ils peuvent être totalement inefficaces si nous essayons juste d’appliquer les phrases sans comprendre le processus derrière. Un obstacle à leur efficacité peut être notre gestuelle si elle ne s’accorde pas avec nos mots. C’est toute notre posture qui est à revoir et pas seulement les mots prononcés. D’ailleurs, parfois encore nous ne disons mot, mais notre corps en dit long.

Confusion du message

L’enfant peut se retrouver perturbé par la confusion du message si nous essayons d’avoir une attitude calme et semblons énervés. Il détectera une attitude menaçante grâce à ses neurones fuseaux (ce qu’on appelle la voie basse de l’intelligence relationnelle), mais également une attitude plus calme grâce à son néocortex (structure du cerveau présente chez l’être humain; la voie haute de notre intelligence relationnelle).

Très souvent la gestuelle prime sur la parole, surtout chez le jeune enfant, car le développement de son néocortex est loin d’être terminé. Peu importe les mots dits, il se fiera à la crainte ressentie par une posture menaçante. Si son néocortex a réussi à prendre un peu le dessus, il pourrait alors essayer de savoir ce qu’il en est, puisqu’il semble difficile d’être calme et énervé en même temps. Tel un scientifique en herbe, il va alors répéter son comportement ayant provoqué la réaction pour voir une nouvelle fois (ou beaucoup beaucoup d’autres fois =) ) le résultat.

Réaction de défense

Si notre posture transmet une agression, les neurones miroirs  de l’enfant et son cerveau reptilien vont l’aider à être prêt à agir et l’enfant sera sur la défensive. Il ne sera absolument pas apte à écouter et comprendre le message. Cela peut donc se traduire par un “NON” direct, un état de stress non contrôlé et du coup un comportement encore moins contrôlé, ou encore une sidération totale (inaction qui pourrait laisser croire que le message est imprimé, mais qui va surtout entraîner culpabilité et colère par la suite chez l’enfant).

La communication non verbale, d’après le livre “La discipline sans drame”

Une vidéo, d’après le livre “La discipline sans drame” (que je recommande grandement!), pour nous aider à comprendre ce qu’il peut se passer dans la tête de l’enfant lorsque notre posture parle pour nous, et voir quelle attitude peut rendre la transmission du message plus facile. En effet, à l’inverse, notre communication non verbale peut être un allié pour aider à rassurer l’enfant, en lui faisant sentir que nous sommes là avec lui et pour lui.

Se calmer pour avoir une posture cohérente

Lorsque nous sommes énervés, mieux vaut ne pas le cacher et le verbaliser. Nous pouvons décrire notre état et la cause (en message JE et non Tu, j’y reviendrai dans un autre article) afin d’exprimer notre colère de manière “saine” (pas de violences verbales et physiques).

Ensuite, il faut trouver le moyen de se calmer. Cela ne sert à rien de rester dans cet état, ni pour toi ni pour l’enfant. Nous sommes parfois habitués à nous servir de cet état comme “moyen pédagogique”, afin d’insister lourdement sur le fait que ce qu’il a fait est mal. Or, la transmission du message ne sera pas plus productive qu’en se calmant (en le montrant à l’enfant c’est encore mieux, comme cela tu lui apprends une manière de sortir de cet état. Exemple: “maintenant je vais souffler plusieurs fois pour m’aider à me calmer”).

Une fois le calme intérieur revenu, c’est alors le moment de se focaliser sur le message à transmettre et d’appliquer les outils d’éducation et communication positive. Avec des mots reflétant réellement notre état interne. L’enfant ne sera alors pas préoccupé par la discordance entre ce qu’il voit et entend. Son cerveau sera disponible pour écouter et assimiler le message que nous voulons lui transmettre.

Cela n’empêche pas de travailler sur la cause de la colère et l’amélioration de notre réaction en apprenant à gérer mieux nos émotions. Cela fera l’objet d’un autre article!

maman et bébé au bord d'un lac

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Et toi qu’est-ce que t’inspire la communication non verbale? Ressens-tu son pouvoir pour permettre une connexion plus facile entre toi et les autres?

Passe une bonne journée, soit présent à toi et ta famille, et ouvre ton cœur pour plus de bonheur.

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Bibliographie:
  • Votre cerveau n’a pas fini de vous étonner
  • La discipline sans drame
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