Bébé tortue faisant de son mieux pour atteindre le rivage
Couple,  Développement personnel,  Fonctionnement humain,  Par où commencer?

Chacun fait de son mieux

Je te présente ici une de mes croyances constructives m’aidant le plus dans mon quotidien familial. Cela m’aide à avoir des relations saines avec mon entourage. La voici:

Tout le monde fait de son mieux

Je fais de mon mieux

posture de l'arbreCet état d’esprit me sert d’abord pour moi même, pour arrêter de culpabiliser ou me mettre une pression inutile. Là maintenant, je suis assez. J’ai fait de mon mieux, avec mon état interne (fatigue, stress, irritation, etc.), le contexte environnemental (cris, pleurs, surstimulation sensorielle, etc.) et mon histoire. Je n’ai peut-être pas eu le comportement idéal, mais j’ai fait de mon mieux à ce moment. Je pourrais faire mieux la prochaine fois, j’ai peut-être pu faire mieux auparavant, mais là je n’ai pas réussi à faire autrement. J’ai juste fait de mon mieux. Pas de perte d’énergie en rumination, nous avons besoin d’un maximum d’énergie pour construire l’avenir.

Cela vaut pour toutes les situations: s’emporter contre quelqu’un; oublier sans cesse des choses; n’avoir pas été aussi performant que l’on aurait voulu; ressentir de la honte pour quelque chose; avoir blessé quelqu’un; ne pas avoir réussi à se montrer tel que l’on aurait voulu; ne pas avoir osé; etc. Nous trouvons tous facilement des choses à ressasser si nous nous laissons aller.

Cela ne veut pas dire qu’on banalise notre comportement et qu’on se déresponsabilise. Après coup, c’est le moment d’analyser la situation. De quelle manière mieux faire par la suite? On se focalise sur la solution, l’amélioration, et la réparation dans le cas où nous aurions blessé quelqu’un. Exemples de questions à se poser:

  • Comment répondre à ses besoins avant que la soupape ne lâche?
  • Quel est le message caché derrière les émotions ressenties?
  • De quelle manière pourrais-je être plus préparé?
  • etc.

Les autres font de leur mieux

Cette croyance m’aide aussi à être empathique envers les autres. Je ne suis pas parfaite, les autres non plus. Ils ont également leur histoire, leur propre état interne au moment où nous interagissons, soyons indulgent et montrons de l’empathie (faisons de notre mieux en tout cas 😉 ).

L’idée derrière tout ça c’est de prendre du recul et changer de perception sur l’intention du comportement donné, ou l’incapacité à réaliser une chose!

Exemples:

  • Mon enfant se roule par terre pour exprimer son insatisfaction: peut-être qu’à certains moments il aurait été capable de verbaliser sa frustration, mais à ce moment il n’y arrive pas et n’a trouvé que cette solution pour l’évacuer. Notre compréhension de la situation et notre aide pour la surmonter lui seront précieuses pour progresser ensuite.
  • Mon conjoint commence à monter dans les tours pour une raison quelconque: ce n’est pas la meilleure stratégie pour me faire passer le message et je risque de me braquer. Peut-être a-t-il appris à communiquer principalement comme cela dès qu’il était en désaccord. Il fait donc de son mieux avec les compétences qu’il a. Je peux me montrer empathique envers lui et ses difficultés à avoir une communication plus respectueuse. Cela n’empêche pas de lui signaler ce que je ressens, ainsi que mes besoins (grâce à la Communication Non Violente par exemple).
  • Mon ami se plaint sans cesse des autres: son estime de soi est peut-être tellement basse que c’est une stratégie de défense inconsciente pour ne pas s’écraser encore plus lui-même. Cela peut être irritant, mais ce n’est pas en l’accablant plus que je l’aiderai à sortir de cette habitude et à en mettre en place une autre. En revanche, en me montrant empathique et en le faisant se questionner gentiment sur son comportement, ou encore en lui montrant que telle personne a fait de son mieux, il peut commencer à mettre de la conscience sur ces comportements automatiques.

Chacun ses valeurs

ImagineNous ne mettons pas tous la même valeur sur les choses. Nous ne ferons pas tous les choses de la même façon et n’aurons pas tous les mêmes avis. Il n’y a pas de mal à cela, juste des différences. Cependant, parfois cela nuit à nos besoins.

Par exemple, je ne supporte pas perdre mon temps à chercher les choses et cela m’irrite profondément. Je mets donc beaucoup de valeur à avoir un endroit de rangement pour chaque chose et me faciliter la vie. Mon conjoint, mets moins de valeur sur cela et mon besoin de retrouver vite les choses n’est pas satisfait. Nous n’avons pas le même fonctionnement et cela ne sert pas à grand-chose d’en vouloir à l’autre.

À nous de le signifier pour que l’autre corrige le tir s’il en est capable, ou trouver une solution ensemble qui conviendrait à tous. Pour ma part, cela a été plus efficace de lui parler de mon besoin que de lui dire quelque chose du genre “mais tu ne ranges JAMAIS rien à la bonne place, etc.” (jamais, toujours, des mots de généralisation tellement inutiles dans les conflits… =) ).

Si la personne n’est pas capable de répondre à notre demande, nous ne pouvons l’exiger. À nous de trouver le moyen de combler notre besoin autrement, car nous sommes responsables de nos besoins. Lâcher prise parfois, dans les cas les moins importants, cela peut aider. Prendre conscience que le changement demande du temps, nous pouvons alors mettre en place des stratégies pour que l’autre se rappelle de notre besoin.

Enfin, il y a des sujets plus sensibles que d’autres, et parfois difficiles de se retrouver sur certaines valeurs. L’autre fait de son mieux. Tu fais de ton mieux. Soit percevoir l’intention suffit à lâcher prise, soit il y a peut-être incompatibilité.

Enfants

Maman et bébé devant les vaguesAvec nos enfants il est essentiel de garder cela en tête, car leur cerveau est encore très immature et ils progressent à leur rythme. Nous avons plus d’informations sur leur fonctionnement (et le fonctionnement humain en général) grâce aux recherches neuroscientifiques de ces dernières décennies. Pour éviter de dégrader la relation parent-enfant, il me paraît vraiment très important de mettre de la conscience sur ce fait: les enfants n’ont pas notre cerveau. Il est facile de l’observer lorsqu’ils sont bébés, et donc plus facile de l’accepter.

Par exemple: un bébé jette sa cuillère par-dessus bord: il teste la gravité, puis notre réaction (pour voir s’il y en a plusieurs ou si c’est toujours la même par exemple). Bref, il cherche à comprendre, et il le fait avec les moyens physique et cognitif qu’il possède.

Lorsqu’ils grandissent, leur immaturité cérébrale est parfois sous-estimée et leurs comportements peuvent être interprétés comme s’ils avaient élaboré des stratégies de manipulation hyper sophistiquées. Il y a beaucoup de croyances qui vont dans ce sens, limitant alors les relations saines et par conséquent l’épanouissement familial. J’y reviendrai dans différents articles par la suite, afin de voir quelles nouvelles perceptions sur ces comportements nous pouvons avoir.

Un enfant a besoin de soutien et confiance de la part de ses parents pour construire sa confiance en lui. Si tu as conscience et confiance sur sa capacité à faire de son mieux, tu resteras dans des rapports empathiques et bienveillants. Tu pourras alors le rediriger de manière respectueuse (cela n’empêche pas de montrer ses émotions. Par exemple à travers une colère saine, c’est-à-dire où l’on n’agresse pas l’intégrité physique et psychologique de l’autre).

Lorsqu’il grandit, même si l’enfant a un comportement jugé “manipulateur” (c’est-à-dire amener l’autre à faire quelque chose qu’il veut, de façon délibérée et sans le dire clairement) il y a un besoin derrière. Il n’a trouvé que cette stratégie pour l’assouvir. Il fait de son mieux pour répondre à son besoin, à nous de lui indiquer que ce n’est pas la bonne stratégie.

Prendre du recul et se demander comment nous pouvons l’aider à progresser pour que l’enfant choisisse une autre stratégie par la suite est constructif. Bien plus que blâmer ou punir sans essayer de comprendre le message du comportement.

Adultes

C’est parfois plus difficile d’avoir cet état d’esprit avec les adultes, puisqu’ils ont des cerveaux d’adultes. Cependant, le principe est le même pour tous. De la même manière, lorsque nous arrivons à prendre assez de recul et que nous n’avons pas été blessés, il peut-être plus utile de se demander, voire de demander à l’autre comment nous pourrions l’aider.

Accepter les comportements?

Avoir de l’empathie et de la compréhension sur une situation n’entraîne pas d’acceptation du comportement!

C’est un changement de perception, par exemple:

  • croire: “il l’a fait délibérément pour m’embêter, mais n’a pas réussi à faire autrement”,
  • au lieu de :”il le fait exprès pour m’embêter”.

Cela nous permet de prendre du recul et de pouvoir rebondir sans forcément prendre les choses personnellement, ou sans être trop affecté ensuite. Parfois aussi d’aider l’autre, surtout dans le cas de nos enfants. Cela ne veut pas dire qu’on accepte le comportement. Nous devons manifester notre désaccord ou émotion, voire nous protéger ou protéger quelqu’un.

Dans les cas extrêmes où il est question de mise en danger, cela permet d’avoir un rapport avec l’événement plus compréhensible, et d’entamer le chemin de la résilience grâce à l’empathie.

Je fais de mon mieux

Bébé tortue faisant de son mieux pour atteindre le rivage
Bébé tortue faisant de son mieux pour atteindre le rivage.

C’est facile à dire, mais parfois difficile à appliquer lors de moments où nous nous sentons blessés. Cela m’arrive également encore auprès de mon conjoint entre autre. Je peux alors passer par de la colère, de l’irritation, l’envie de rentrer dedans, de hausser le ton, ou encore par la provocation, le mépris, etc. Je fais de mon mieux, mais je reste humaine. Surtout, cet état d’esprit me permet de ne pas rester dans cette disposition. Je peux passer par une phase de “bullshit” envers l’autre, mais je m’efforce d’en sortir. Plus je travaille cela, plus cela est facile, plus la première phase est courte, et plus j’arrive à retrouver de l’empathie pour la personne qui m’a touché.

Pour résumer:

  • Je fais de mon mieux. Si je n’ai pas utilisé la meilleure stratégie, je ne me fouette pas, car cela ne me fait pas avancer. J’opte plutôt pour de l’auto-empathie, puis j’analyse, je tire des conclusions et je vois comment répondre à mes besoins et comment je pourrais faire mieux par la suite.
  • Mon enfant fait de son mieux. S’il montre un comportement jugé inapproprié, je m’interroge sur la satisfaction de ses besoins. Je prends en compte son immaturité cérébrale, j’essaie de comprendre pourquoi telle chose s’est produite. Il a fait de son mieux pour satisfaire quelque chose, mais n’a pas opté pour la meilleure solution. En ayant de l’empathie pour lui je peux lui expliquer et l’aider à voir les conséquences d’un tel comportement. Je peux aussi lui en proposer de nouveaux plus appropriés, ou encore lui apprendre à gérer ses émotions.
  • Mon conjoint, mes amis, etc. font de leur mieux. Si je me sens agressée par leur colère et leurs reproches, je me demande ce qui a déclenché en eux ce comportement. Je me protège si besoin est (physiquement ou mentalement). Je perçois leur propre détresse, peux ressentir de l’empathie et ainsi prendre du recul. Parfois nous pourrons aider la personne à se réorienter, parfois non. Nous ne pouvons forcer personne à changer de perception.

L’idée c’est de se traiter avec bienveillance et agir envers les autres de la même façon que l’on voudrait qu’ils le fassent.

C’est une croyance hyper puissante et hyper constructive dans la relation à soi-même et aux autres. Elle permet de garder ou restaurer l’empathie, prendre conscience de nos limites à tous, pardonner plus facilement

Je change ma perception sur les intentions derrière les actes. Je prends conscience des difficultés de l’autre, en me sentant relié à lui par nos émotions et nos difficultés. Je prends conscience que l’autre a fait de son mieux à ce moment donné. En faisant cela, j’ai alors un grand pouvoir sur la manière de percevoir mes relations et changer leur qualité.

Pour t’aider à te rappeler cela au quotidien, et éviter certains engrenages émotionnels, écrit “Tout le monde fait de son mieux” sur ton frigo ou peu importe! Cela pourra t’aider à t’en rappeler, prendre du recul sur la situation et ne pas te laisser envahir par tes émotions en cas d’événement impromptu =).

Dis-moi en commentaire si avoir cet état d’esprit t’aide dans ton quotidien. Et si tu penses que cela peut aider quelqu’un? Partage ce contenu.

Passe une bonne journée, soit présent à toi et ta famille et ouvre ton cœur pour plus de bonheur.
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