Vue avec des lunettes de soleil
Développement personnel,  Fonctionnement humain,  Par où commencer?

Transformer nos croyances limitantes en changeant de perception

Qu’est-ce qu’une croyance?

La croyance que rien ne change provient soit d'une mauvaise vue, soit d'une mauvaise foi. La première se corrige, la seconde se combat.Nous avons tous des croyances. Elles se construisent dès notre enfance, puis tout au court de notre existence. Elles sont basées sur notre perception, qui se fonde sur plusieurs biais:

  • la sélection: nous ne sélectionnons qu’une partie de la réalité.
  • la distorsion: nous ne voyons qu’une partie de la réalité.
  • la généralisation: nous généralisons des faits.

Nous avons donc tous notre propre interprétation de la réalité, nous amenant à avoir des croyances. Celles-ci déterminent alors nos comportements, les résultats que nous obtenons et l’interprétation que nous en aurons. Tel un cercle, vicieux ou vertueux, selon l’effet de la croyance sur notre vie.

Croyance limitante vs croyance constructive

Une croyance est dite limitante si elle est obsolète. Elle t’a aidé dans le passé à avancer, à te construire, et désormais elle freine ton épanouissement, ou celui de ta famille. C’est le moment de la remplacer par une croyance plus constructive. Celle-ci va te permettre d’avancer dans ta vie actuelle en te libérant de certaines pensées.

Exemples

Confiance en soi

Pour ma part je suis en train de casser mes croyances liées à la confiance en soi et la timidité. J’ai eu des comportements timides quand j’étais enfant, j’ai été étiquetée de timide probablement à ces moments-là. Je les ai alors sélectionné, ainsi que ceux où je me sentais peu confiante dans mes capacités. J’ai sûrement amplifié ces événements en y mettant toute mon attention, et j’ai fini par généraliser: je suis timide, je n’ai pas confiance en moi parce que je ne suis pas assez… J’avais construit la croyance tout au long de ma vie que c’était dans mon caractère, et que cela ne pourrait jamais changer. Et en effet, tant que j’y croyais la plupart de mes résultats confortaient cette croyance (et je ne voyais qu’eux évidemment).

En grandissant, j’ai réussi à saisir certaines opportunités, car ma détermination et ma passion pour certaines choses lors de mes études et après m’ont permis d’avancer. J’avais tout de même un regard sur moi de timide, et cela m’a bloqué de nombreuses fois.

Aujourd’hui je suis timide parfois, et je ne le suis pas d’autres fois. J’ai confiance en moi à certains moments, et d’autres moins. Et je l’étais déjà avant! Seules les proportions ont changé. J’avais plus de moments de timidité puisque j’avais cette croyance limitante que j’étais timide, mais j’avais forcément des moments où je me sentais sûre de moi lorsque je maîtrisais mon domaine, ou que j’étais avec des gens avec qui j’étais à l’aise. Je n’y faisais guère attention, je voyais seulement les moments qui m’enfonçaient dans ma croyance. Aujourd’hui j’ai changé ma perception. J’ai la croyance constructive que je peux être les deux, et que j’ai la capacité d’avoir plus de moments où je me sens confiante.

Pour déconstruire cette croyance limitante et en construire une autre, j’ai cherché dans mon passé à quels moments j’avais montré de l’assurance et où je me suis dépassée. Je suis allée faire un semestre d’étude à Leeds, en Angleterre. Je suis partie en Australie un an sur les routes en van, sans avoir de plan au préalable de ce que je voulais faire. J’ai travaillé dans un centre de plongée aux Maldives en ne parlant pas très bien anglais (nous pourrions aussi parler de mon ancienne croyance “je n’arrive pas à apprendre l’anglais aux collège et lycée, donc je suis mauvaise en anglais -voire carrément en langues, autant généraliser jusqu’au bout- et je n’arriverais JAMAIS à parler anglais… Faux. Je parle et comprends l’anglais. Tout va bien =) ). Bref, je ne vais pas étaler toute la liste, ceux-là étaient les plus gros et m’ont prouvé que j’étais capable d’être quelqu’un d’autre que seulement timide et peu confiante.

Lorsque ton enfant montre des comportements timides, quelque chose le met mal à l’aise à ce moment-là c’est tout. En évitant de l’étiqueter en lui disant qu’il est timide, on évite le début du cercle vicieux d’une croyance qui limite bien des gens! =)

Je dois me conformer pour être aimé

je préfère être rejeté pour qui je suis que l'illusion d'être aimé pour qui je ne suis pas

Voici un autre exemple courant lié à l’enfance:

  • Des parents montrent de l’affection à leur enfant lorsqu’il se conforme à ce qu’ils veulent, et le punissent lorsqu’il a un comportement qu’ils n’approuvent pas. Les parents aiment leur enfant et pensent ainsi lui apprendre à bien se comporter. Ils lui apprennent d’autres choses également:
  • Les messages perçus par l’enfant sont: “je suis aimé lorsque je me soumets”; “je ne dois pas exprimer qui je suis vraiment”; ou encore “je suis mauvais/incapable, car je n’arrive pas tout le temps à faire ce qu’ils veulent, à avoir les bons comportements, et à m’empêcher de faire certaines choses, à ne pas oublier”.
  • Sa perception de l’amour, sa croyance est: “je dois me conformer à ce qu’on attend de moi pour être aimé/apprécié. Si je ne le fais pas, je ne suis pas digne d’amour, je suis mauvais”; et encore “j’aime seulement si la personne me fait plaisir et m’obéit”.
  • Pour éviter de se retrouver avec une trop mauvaise image de lui, une partie de sa vie est construite autour de cela. Certains comportements seront alors déterminés par cela:
    • Il peut alors être totalement soumis dans ses relations (amoureuse et même amical), en pensant que s’il montre qui il est il ne sera pas aimé. Peut-être d’ailleurs qu’il n’aura aucune idée de ce qu’il serait réellement s’il ne se conformait pas au désir des autres.
    • Pour justifier ce qu’il a subi enfant, il peut aussi prendre la place de celui qui domine, car il pensera que l’autre personne doit se conformer pour être digne de son amour et de son intérêt.
    • Il peut faire les deux en même temps: être dominé dans ses relations d’adultes, et dominant avec ses enfants par exemple.
  • L’interprétation qu’il aura des résultats sera façonnée par sa croyance, elle-même renforcée s’il n’y a pas de désir de changement de perception:
    • il se soumet, l’autre personne semble l’aimer: il fait ce qu’il faut donc c’est normal qu’on l’aime.
    • il se soumet, l’autre personne ne semble plus l’aimer: il a dû faire une erreur, il est mauvais.
    • il soumet, l’autre personne semble l’aimer: l’autre personne est digne d’amour.
    • etc.
  • Et si le résultat est autre, il sélectionnera peut-être seulement les autres moments.

Lorsqu’elles constituent une part importante de notre identité, certaines croyances sont très enracinées et difficiles à briser.

Pourquoi changer de perception nous aide à progresser?

Les croyances limitantes peuvent nous entraver dans notre progression, nous pouvons nous sentir enchaînés à notre passé. Il est alors possible de s’en libérer! Changer de perception sur les événements passés amène à une nouvelle lecture de celui-ci, et permet d’ancrer de nouvelles croyances plus constructives pour l’avenir !

Voici une vidéo de David Laroche sur le sujet. Il m’a aidé à comprendre que j’ai le pouvoir de déterminer ce que je crois et d’avancer où je le veux. La clé: changer de perception!

Le changement prend du temps

Certaines croyances sont implantées au plus profond de ton identité, et le chemin peut être long. Il faut tout d’abord les identifier comme obstacle à la progression: comprendre que telle croyance est obsolète et qu’elle entraîne un fixisme dans ton comportement. Il faut ensuite décider d’en créer une plus constructive la remplaçant.

Neurologiquement, cela se traduit par un renforcement de nouvelles connexions neuronales (grâce à la répétition, mais aussi l’intensité de nos émotions liées à cette croyance), et une diminution de celles liées à la première croyance.

Bref, tout cela prend du temps! Sois donc indulgent avec toi-même et avec les autres. Lorsque tu as repéré une croyance limitante qui n’entraîne pas ton épanouissement ou celui de ta famille, l’important est de garder ta détermination à passer à autre chose.

Se libérer des croyances limitant l’épanouissement familial

Sur Bien être en famille j’expose des croyances courantes pouvant limiter l’épanouissement familial et personnel. J’apporte de nouveaux éléments pour porter un regard neuf sur celles-ci, et pouvoir les remplacer par d’autres plus constructives.

Exemple de croyances ayant des limites pour apporter un bien-être en famille :

  • je dois crier pour me faire respecter
  • je dois satisfaire les besoins de tout le monde dans la famille
  • je dois exiger l’obéissance de mon enfant
  • mes paroles ont plus d’impacts que mes actes
  • je ne dois jamais être en colère, mon enfant non plus
  • je ne dois pas faire d’erreurs, mon enfant non plus
  • etc.

Ces croyances nous aident-elles à l’épanouissement de tous les membres de la famille? C’est en répondant à cette question que je déterminerai quelles croyances sont limitantes, et par quoi elles peuvent être remplacées pour apporter du bien-être dans la famille.

N’hésite pas à partager en commentaire des croyances limitantes vaincues ou tes questions en rapport!

N’hésite pas non plus à partager cet article pour aider d’autres personnes à prendre conscience que nous avons tous des croyances limitantes et que nous avons le pouvoir d’en construire de nouvelles!

Passe une bonne journée, soit présent à toi et ta famille et ouvre ton cœur pour plus de bonheur.

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